Specials
Des émissions sur des sujets divers et variés, réalisées par les animateur·euses de Radio Zinzine.
Toutes les émissions de cette catégorie :
Specials - Archives
A l'occasion du 91ème congrès de la Ligue des Droits de l'Homme début juin à Marseille nous commençons par écouter le juriste François-Xavier Corbel, qui avec ses collègues permanents de la Commission juridiques font un travail incessant de conseils et de montages de dossiers en coordination avec les sections locales de la LDH. cela concerne les domaines les plus différents, dont le droit des étrangers n'est qu'un exemple qui nous développons
pour l'occasion.
Puis Jean-François Mignard, de Toulouse, évoque les initiatives CQFD, Citoyenneté Quartiers Fraternité Droits,
qui consiste à s'organiser avec les associations de quartier pour développer des projets culturels, des occasions de débats, sur la laïcité ou autre question sociale ou politique etc.
Dans le même sens Pierre-Antoine Cazau nous parle des Observatoires des libertés et pratiques policières auxquels
des membres de la LDH participent dans nombre de cités, notamment lors de manifestations, afin de témoigner
et faire valoir les droits des citoyens dans des situations parfois critiques.
Sophie Mazas attire ensuite notre attention sur la nécessité de trouver une solution pour les mères des enfants de djihadistes qui sont refusées par la France, restant ainsi dans une situation inextricable, inhumaine et lourde de conséquences malsaines ...
Nous abordons également ce nouvel enjeu qu'est la défense du droit à une environnement sain avec Lionel Brun Valicon.
Enfin André Papou nous rappelle que l'on aurait tort d'oublier la Corse, échaudée par ce qu'a révélé l'assassinat en prison d'Yvan Colona, notamment la question du rapprochement des prisonnier corses jusqu'alors refusé.
De même, la manière dont le gouvernement a annoncé de nouveaux changements de Statut de l'île n'inspire pas confiance tant il est précipité alors que cela exigerait de prendre le temps d'une consultation et d'un débat approfondi.
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Le 91ème Congrès de la Ligue des Droits de l'Homme s'est tenu à Marseille les 4, 5, et 6 juin 2022.
300 personnes qui représentaient plus de 8000 adhérents ont ainsi fait le tour d'une multitude de problématiques touchant aux droits et à la citoyenneté. C'était aussi l'occasion d'une alternance de présidence.
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Nous retrouvons l'ancien président Malek Salemkour qui raconte ce que signifia pour lui cinq ans à la tête de cette organisation, puis le nouveau, Patrick Baudoin, ex président de la FIDH ( Fédération internationale des Droits humains), élu en binôme avec Marie-Chrsitine Vergiat, qui nous fait part des enjeux à venir, dans un monde où la guerre, la multiplication des nationalismes autoritaires, la dégradation des services publiques, la xénophobie, entre autres régressions, ne cessent de mobiliser les défenseurs des droits.
Ce congrès fut également l'occasion de confirmer la prise en compte de nouvelles préoccupations telles le changement climatique et les atteintes à la biodiversité, en inscrivant dans les statuts de la LDH le droit à une environnement sain, et en prenant la défense des lanceurs d'alerte impliqués à ce niveau.
La question d'un changement d'intitulé " droits de l'Homme" est également en débat, mais cela est plus compliqué et long que prévu... Cependant la LDH se féminise avec neuf femmes pour dix hommes élus au bureau.
Nous écoutons également Naema Reinette-Dubo du collectif Chloredécone, qui était invitée à ce congrès, à propos de cette molécule cancérigène de pesticide trop longtemps autorisée aux Antilles, tandis que la Justice n'a toujours pas été capable de pénaliser le moindre responsable de ce scandale.
Pierre-Antoine Cazau pour sa part évoque un nouvel engagement de la LDH, concernant la défense des droits des LGBTI ( Lesbiennes, Gay, Bisexuels, Transgenres et Intersexes), à travers son groupe de travail.
Enfin Leila K. nouvelle membres dit en deux mots ce qui l'a motivée à rejoindre depuis peu la LDH, à savoir essentiellement l'électrochoc qu'a signifié l'arrivée de Sarkozy à la présidence française...
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Diomcoop est une coopérative fondée il y a 5 ans et qui emploie aujourd’hui 16 permanent·es. Lancée avec le soutien de la mairie pour aider à la régularisation de personnes dites « sans papiers », elle fonctionne maintenant avec 70 % d’autofinancement et mène de front de nombreux projets.
Lors de la création de la structure, ce sont les métiers, les savoir-faire, les expériences des futurs coopérateurs et coopératrices qui ont guidé le choix des secteurs d’activité. Qui était tailleur au Sénégal, qui était dans la cuisine, dans le ménage, dans la communication.
Ainsi est née une solution collective pour sortir de la rue, de la précarité, de la vulnérabilité de ses métiers informels. Une solution pour redonner des perspectives et de la dignité. Et pour sortir aussi de l’impasse à laquelle confine le statut de clandestin·e : être étranger·e partout, coupé·e de ses proches, loin de ses rêves.
Comme le dit Marie dans le reportage, la pire chose que l’on puisse faire à un être humain, c’est de tuer son espoir. A Barcelone, Diomcoop, comme Topmanta, ou le syndicat populaire des vendeurs de rue, s’attelle à faire vivre un monde plus juste, où l’espoir est permis pour toutes et tous, sans distinction.
Marie est présidente de la coopérative, en charge des actions de communication et de sensibilisation. Elle a pris le temps de répondre à nos questions, avec une force et une détermination contagieuses.
Grand merci à elle, ainsi qu’à Massek et Binta pour leur témoignage.
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Musique début et fin : Omar Pene – Fakatal // milieu : Cinematic Orchestra – Child Song
Pour retrouver plus d’informations : www.diomcoop.org
Pour commander les produits, habits et accessoires : www.diambaar.com
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Kazimietz Pomagalski est un grand peintre franco-polonais qui vit entre Forcalquier et Varsovie et que nous retrouvons en ce mois de mai 2022 à la Haute église de Banon (04). Ses toiles sont à l'aise dans cette superbe
petite église. Elles sont grandes pour la plupart et, comme le dit un critique, avec un esprit romantique voire un aspect liturgique, mais à partir de glacis successifs. Quelle que soit sa formation, académique aux Beaux-arts, c'est d'abord une pulsion qui couvre la toile de ses premiers jets, puis la palette des couleurs, mais pas de contour défini, pas de traits reproduisant des formes définies, il préfère suggérer
Et effectivement on est là, ébahi·es, devant des toiles qui s'échelonnent entre 1980 et 2022, on se perd en interprétation, en visions, face à de magnifiques contrastes d'ombres et lumières, devinant des visages, plongeant dans des ambiances célestes qui rappellent la constellation d'Orion, où des cascades de torrents effervescents, de jaillissements suspendus, tandis que Kazimiertz raconte, sa manière de faire, ses sources d'inspirations, notamment
El Greco, voire ses exploits sportifs, comme ces trois jours où il a dû faire douze toiles à toute vitesse pour compenser la confiscation à la frontière de celles qu'il avait amenées à une expo en Espagne.
Les Espagnols voulaient à tout prix une autorisation de l'administration française pour l'étranger. Mais Kazimierz est un artiste pas un bureaucrate ! Et un artiste qui vaut le déplacement ...
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Specials - Archives
Marie Hélène Posta a réussi à faire les 160 km de l'ultra-train de Haute Provence en 25 h, devant les dizaines d'autres concurrent·es, surtout des hommes ! Un exploit dont elle a en plus l'énergie de nous parler après son arrivée à minuit à Forcalquier. On réfléchit à haute voix sur tout ce que cela peut signifier pour elle, qui s’entraîne chaque jour, depuis qu'elle est jeune, d'autant que ses parents avaient trouvé que le sport était une manière de canaliser une énergie visiblement extraordinaire ...
Puis Marc Tavernier de la Fédération Française d'Athlétisme nous donne son points de vue sur l'évolution des trails qui ont toujours plus de succès en France, sur les questions d'organisation, les bénévoles, le suivi médical, les techniques de course etc.
Enfin nous retrouvons François Thomazeau qui lui nous parle de l'autre sport, non associatif, le sport business,
celui qui laisse au bord la grande majorité des perdant·es, à partir de l'ouvrage qu'il a dirigé "Histoire secrète du sport" (Editions La Découverte).
Il aborde également ce que l'on a découvert sur notre corps, le rôle du microbiote, de la psychologie, ce corps qui n'a pas fini de nous en apprendre ...
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Specials - International
Aux USA, les droits les plus fondamentaux sont grignotés petit à petit, malgré les promesses qu’avaient fait Biden pour se faire élire.
On parlera avec Linda Farza, activiste et journaliste à Seattle, de la remise en cause par la cour suprême du fameux "Roe vs Wade", qui légalisait l'avortement, des lois tordues qui passent dans l'un après l'autre des Etats républicain et qui mettent en danger les trans, les gays, les femmes en général, et le droit de vote des minorités.
Et puis bien sûr des dernières tueries qui posent encore une fois la question du 2nd amendement, prévu au départ pour garantir la possibilité pour le peuple américain de constituer une milice « bien organisée » pour contribuer « à la sécurité d'un État libre », qui est devenu le droit de tout·e citoyen·ne américain·e de détenir des armes, avec les conséquences qu'on connaît.
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Marie-Monique Robin nous parle de son dernier livre et du film correspondant : "La fabrique des pandémies, Préserver la biodiversité un impératif pour la santé planétaire"
Réalisé avec la collaboration du spécialiste Serge Morand ces ouvrages sont importants pour qui vent comprendre ce qui est à la source des multiplication de la propagation de virus dont la covid n'est qu'un exemple. Elle a fait le tour de tous les scientifiques accessible sur le sujet et le verdict est clair: la réduction de la biodiversité, notamment à travers la déforestation dans le monde, est à la sources d'infections qui peuvent être très dangereuses pour l'humanité.
Comme elle dit, la biodiversité n'est pas qu'une histoire de Bobos écolos à vélo, c'est vital à travers ce qu'on appelle l'effet de dilution, c'est-à-dire comment la multiplicité "éponge" en quelque sorte les virus menaçant, alors qu'une réduction des espèces non seulement déséquilibre les chaînes de régulation ou de prédation, mais favorise aussi
ce qu'on appelle les espèces "généralistes" au détriment des espèces dites "spécialistes", ce qui fait que les
espèces généralistes comme les souris à pattes blanches se multiplient et transmettent plus facilement la maladie
de Lyme par exemple.
La question est vraiment primordiale et autrement plus intéressante que la vaine guerre des tranchées autour
des vaccins !
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Specials - Archives
Le journaliste Akram Blekaid nous parle de son article du Monde Diplomatique de mai 2022: "Le spectre de la faim, tempête sur le marché du blé".
On sait que la guerre en Ukraine a engendré une crise du marché du blé d'autant que ce pays et la Russie envahissante sont parmi les premiers fournisseurs mondiaux de blé et autre oléagineux. L'impossiblité de pratiquer les cultures pour une bonne partie des Ukrainiens, le blocage de leurs ports par l'armée russe, l'embargo sur la Russie et les restrictions de fourniture par la Russie, plus les stockages préalables sont les principales raisons de cette crise qui peut provoquer des famines dans des pays très dépendants tels l'Egypte et autre pays du sud
Muriel Valin qui a également écrit sur le sujet dans la revue Epsilon évoque plutôt une aggravation due la sous-alimentation dans le monde, mais qui peut effectivement basculer dans de grande famines si cela se conjugue avec une multiplication es sécheresses. Akram Belkaïd pensait lors de la rédaction de son article que l'Inde pourrait atténuer la crise de l'export mais aux dernières nouvelles elle réduit également ses ventes à l'étranger.
Pour notre interlocuteur cette situation souligne désormais le manque vital d'un organisme de régulation international du marché du marché du blé, n'en déplaise aux partisans du libéralisme économique, tandis que Muriel Valin se demande s'il faut réfléchir à d'autres pistes alimentaires et ajoute qu'il faut aussi travailler sur les alternatives aux engrais dont la Russies est le premier exportateur mondial ...
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Specials - Archives
Avec l’autrice, Alpa Shah, K.S., fille de prisonnière politique en Inde et Naïké Desquenes (Editions de la dernière lettre.
Alpa Shah a passé 7 nuits à marcher avec un escadron et raconte pourquoi la lutte armée continue de tenir dans les forêts du centre de l'Inde, qui sont menacées par les grands projets extractivistes.
Outre de nous faire comprendre certaines arcanes de cette lutte clandestine, elle met l'accent sur les femmes, la question du sexisme, et leurs efforts pour lutter contre des comportements patriarcaux. Son ouvrage est un document exceptionnel au style soigné dont cette émission se fait l'écho
Alpa Shah est chargée de cours en anthropologie à la London School of Economics. Pour son terrain de thèse, elle a vécu plus de trois ans dans un village tribal d’une région pauvre de l’est de l’Inde, le Jharkhand. De quoi forger une complicité avec les villageois·es de la population adivasi, qui lui a ouvert la voie vers la guérilla. Elle a publié In the Shadows of the State (2010) et co-écrit Ground Down by Growth, Tribe, Caste, Class and Inequality in 21st Century India (2017). Elle a réalisé pour la BBC le documentaire «India’s Red Belt ».
Le Livre de la jungle insurgée est paru aux Editions de la dernière lettre - Z
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Specials - Archives
« On se dit que tout est possible, yes we can ! »
Dans cet entretien, Assia et Alia, racontent d’abord leur attachement au quartier de Noaille et à l’école Chabanon. Puis leur implication dans l’association des parents d’élèves de l’école Chabanon situé dans le quartier de Noailles et dans laquelle leurs enfants étaient scolarisés. Une fois qu’elles l’ont intégré, elles y ont fait un travail remarquable pour que l’association ressemble aux parents et aux élèves scolarisés dans cette école. Comment parvient-on à ce que les « sachant » pour reprendre l’expression d’Assia ne soient plus au centre, dominant toutes et tous les autres, mais au service de celles et ceux considéré·es comme ne sachant pas ? Et puis de l’association de parents d’élèves est né le collectif des Minots de Noailles devenu l’association des Minots de Noailles très récemment. Tout au long de cet entretien, Alia et Assia racontent ce processus de transformation et d’horizontalité pour tenter de déjouer les pièges du cadre…
Merci à toutes les participantes des cantines solidaires
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La dignité, vous connaissez ? C’est nous !
une série documentaire proposée par Les yeux grand ouverts
Depuis plusieurs mois des collectifs ou associations de femmes implantés dans différents quartiers populaires de Marseille se réunissent pour échanger sur leur pratique. Ces rencontres ont été initiées par Camille Raccah et Johanna Fidalgo pour la direction de la politique de la ville, Métropole Marseille Provence. Au cœur des échanges, les discriminations multiples et systémiques auxquelles les habitantes et les habitants de ces quartiers sont confrontés. Ces femmes luttent pour le droit au logement, à l’éducation, à la santé, aux transports ou pour faire entendre la voix des habitants et habitantes dans les politiques de rénovation urbaine. Elles disposent bien souvent de peu de moyens alors même qu’elles pallient aux carences de l’Etat. Leur détermination constitue la principale ressource sur laquelle elles peuvent s’appuyer.
Au fil des rencontres nous avons fait connaissance et nous leur avons proposé de faire le portrait de leur association ou de leur collectif. Une manière de rendre hommage au travail qu’elles accomplissent.
Au cours de cinq épisodes, nous vous proposons d’écouter l’Amicale des locataires d’Air Bel, le collectif des femmes de la Castellane, L’association des minots de St Charles, le Collecif des habitants organisés du 3ème arrondissement (CHO3) et Les minots de Noailles.
Prise de son : Fatima Sissani
Montage : Fatima Sissani et Rinka
Mise en onde : Rinka
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Specials - Éducation
« Le CHO3 ça change la vie et ça nous réunit encore plus »
Dans cet entretien à plusieurs voix, Aziza, Fatima, Nawel et Frédérica présentent le CHO3 dont toutes les actions et réflexions visent à l’autonomie et l’auto-organisation des personnes. Toutes les modalités d’action sont basés sur ces deux principes. Difficile de rendre compte dans un résumé l’enthousiasme, la joie et l’espoir que suscite ce collectif et nous l’espérons cet entretien.
Virgules et musiques extraits de :
Agnes Obehl « Stretch Your Eyes »
Raja Meziane - « Allo le Système! »
Anna Tijoux « Somos Sur »
Sons
- Prise de parole pendant la manifestation pour le droit au logement
- Ateliers au cours de la journée organisée pour la défense du Jardin Levat
En image merci à Primitivi https://www.primitivi.org/Mobilite-pour-tou-te-
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La dignité, vous connaissez ? C’est nous !
une série documentaire proposée par Les yeux grand ouverts
Depuis plusieurs mois des collectifs ou associations de femmes implantés dans différents quartiers populaires de Marseille se réunissent pour échanger sur leur pratique. Ces rencontres ont été initiées par Camille Raccah et Johanna Fidalgo pour la direction de la politique de la ville, Métropole Marseille Provence. Au cœur des échanges, les discriminations multiples et systémiques auxquelles les habitantes et les habitants de ces quartiers sont confrontés. Ces femmes luttent pour le droit au logement, à l’éducation, à la santé, aux transports ou pour faire entendre la voix des habitants et habitantes dans les politiques de rénovation urbaine. Elles disposent bien souvent de peu de moyens alors même qu’elles pallient aux carences de l’Etat. Leur détermination constitue la principale ressource sur laquelle elles peuvent s’appuyer.
Au fil des rencontres nous avons fait connaissance et nous leur avons proposé de faire le portrait de leur association ou de leur collectif. Une manière de rendre hommage au travail qu’elles accomplissent.
Au cours de cinq épisodes, nous vous proposons d’écouter l’Amicale des locataires d’Air Bel, le collectif des femmes de la Castellane, L’association des minots de St Charles, le Collecif des habitants organisés du 3ème arrondissement (CHO3) et Les minots de Noailles.
Prise de son : Fatima Sissani
Montage : Fatima Sissani et Rinka
Mise en onde : Rinka
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Specials - Éducation
« Au départ, on voulait juste améliorer le quotidien de nos enfants dans les écoles »
Entretien avec Hinda Bennour, Directrice de l’association Les minots de St Charles.
Dans cet entretien, Hinda Bennour, la présidente de l’association des Minots de St Charles, dans le quartier du Raccati, revient sur la genèse de cette association dont le rôle est devenue incontournable pour lutter contre les inégalités à l’école. C’est Hinda qui a commencé en vendant des gâteaux à la sortie de l’école de sa fille pour que les enfants puissent faire des sorties comme dans d’autres écoles de la ville. Peu à peu d’autres mères de famille l’ont rejoint. Peu à peu elles ont mesuré l’ampleur des inégalités. Et au bout de quelques années elles se sont créées en association pour avoir plus de moyens. Dans cet entretien dont le rythme dit l’urgence de la situation, Hinda Bennour raconte les solutions et les possibilités que l’association a su mettre en place pour aider les enfants et les parents à affronter les inégalités multiples et systématiques auxquelles ils et elles sont confrontées.
Merci à toutes les participantes de l’atelier numérique Virgules et musiques extraites de :
- Laetitia Sheriff « Urbanism »
- M.I.A « Pull up the people » et « Amazon »
- Zap mama « Rafiki »
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La dignité, vous connaissez ? C’est nous !
une série documentaire proposée par Les yeux grand ouverts
Depuis plusieurs mois des collectifs ou associations de femmes implantés dans différents quartiers populaires de Marseille se réunissent pour échanger sur leur pratique. Ces rencontres ont été initiées par Camille Raccah et Johanna Fidalgo pour la direction de la politique de la ville, Métropole Marseille Provence. Au cœur des échanges, les discriminations multiples et systémiques auxquelles les habitantes et les habitants de ces quartiers sont confrontés. Ces femmes luttent pour le droit au logement, à l’éducation, à la santé, aux transports ou pour faire entendre la voix des habitants et habitantes dans les politiques de rénovation urbaine. Elles disposent bien souvent de peu de moyens alors même qu’elles pallient aux carences de l’Etat. Leur détermination constitue la principale ressource sur laquelle elles peuvent s’appuyer.
Au fil des rencontres nous avons fait connaissance et nous leur avons proposé de faire le portrait de leur association ou de leur collectif. Une manière de rendre hommage au travail qu’elles accomplissent.
Au cours de cinq épisodes, nous vous proposons d’écouter l’Amicale des locataires d’Air Bel, le collectif des femmes de la Castellane, L’association des minots de St Charles, le Collecif des habitants organisés du 3ème arrondissement (CHO3) et Les minots de Noailles.
Prise de son : Fatima Sissani
Montage : Fatima Sissani et Rinka
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Specials - Féminisme
« C’est notre groupe de femmes personne n’y touche »
Entretiens avec Hayet, Souad, Fadila et Fadila, Soumya, Taous
Le collectif des femmes de la Castellane, se raconte ici à plusieurs voix à l’image de ce qu’il est, collectif et multiple. Beaucoup connaissent la Baguette magique, ce superbe journal qu’elles ont créé. Elles reviennent ici sur la genèse de cette publication et le processus de fabrication qu’elles ont inventé, intelligent et original. Et puis nous avons parlé de la vie dans la cité de la Castellane difficile car ce quartier est tout simplement abandonné des pouvoirs publics. Heureusement il y a les solidarités que les habitantes et les habitants ont créé et qui permettent d’amortir un tout petit peu les précarités. Elles dénoncent aussi la rénovation urbaine et le mépris avec laquelle celle-ci est menée. Et puis elles racontent leurs espoirs, leur foi dans leurs enfants, les principes d’hospitalité et de solidarités sur lesquels elles ont résolument basé leur existence.
Zik :
- La chanson des Enfants des Quartiers Nord (musique : Medhi et Evelyne Girardon, paroles : Daniel Beaume avec les élèves du collège Albert Camus, 1982.)
- Alela Diane « Tired feet »
- Ktgorique et rebecca Lane « Quelle histoire »
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Depuis plusieurs mois des collectifs ou associations de femmes implantés dans différents quartiers populaires de Marseille se réunissent pour échanger sur leur pratique. Ces rencontres ont été initiées par Camille Raccah et Johanna Fidalgo pour la direction de la politique de la ville, Métropole Marseille Provence. Au cœur des échanges, les discriminations multiples et systémiques auxquelles les habitantes et les habitants de ces quartiers sont confrontés. Ces femmes luttent pour le droit au logement, à l’éducation, à la santé, aux transports ou pour faire entendre la voix des habitants et habitantes dans les politiques de rénovation urbaine. Elles disposent bien souvent de peu de moyens alors même qu’elles pallient aux carences de l’Etat. Leur détermination constitue la principale ressource sur laquelle elles peuvent s’appuyer.
Au fil des rencontres nous avons fait connaissance et nous leur avons proposé de faire le portrait de leur association ou de leur collectif. Une manière de rendre hommage au travail qu’elles accomplissent.
Au cours de cinq épisodes, nous vous proposons d’écouter l’Amicale des locataires d’Air Bel, le collectif des femmes de la Castellane, L’association des minots de St Charles, le Collecif des habitants organisés du 3ème arrondissement (CHO3) et Les minots de Noailles.
Prise de son : Fatima Sissani
Montage : Fatima Sissani et Rinka
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Specials - Société
Les Noir·es et les Arabes se sont réveillé·es
Entretien avec Rania Ougassi, médiatrice et coordinatrice de l’Amicale des locataires d’Air Bel. Au cours de cet entretien, Rania Ougassi revient sur le rôle essentiel que joue l’Amicale des locataires pour établir un rapport de force avec les bailleurs, faisant ainsi comprendre l’importance de ce type de structure dans les quartiers populaires. Elle raconte la victoire contre les charges abusives, la lutte contre la légionellose et l’implication de l’association pour que la rénovation urbaine qui va commencer dans le quartier se fasse avec les habitant·es et non contre elleux.
Prises de paroles lors de la réunion publique qui a eu lieu dans le quartier le 29 janvier qui a réuni plusieurs centaines d’habitant·es et de nombreuses associations de la ville.
Virgules et musiques extraites de :
- Laetitia Sheriff « Urbanism »
- Ktgorique et rebecca Lane « Quelle histoire »
- Billie Brelok - « Parle moi bien »
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La dignité, vous connaissez ? C’est nous !
une série documentaire proposée par Les yeux grand ouverts
Depuis plusieurs mois des collectifs ou associations de femmes implantés dans différents quartiers populaires de Marseille se réunissent pour échanger sur leur pratique. Ces rencontres ont été initiées par Camille Raccah et Johanna Fidalgo pour la direction de la politique de la ville, Métropole Marseille Provence. Au cœur des échanges, les discriminations multiples et systémiques auxquelles les habitantes et les habitants de ces quartiers sont confrontés. Ces femmes luttent pour le droit au logement, à l’éducation, à la santé, aux transports ou pour faire entendre la voix des habitants et habitantes dans les politiques de rénovation urbaine. Elles disposent bien souvent de peu de moyens alors même qu’elles pallient aux carences de l’Etat. Leur détermination constitue la principale ressource sur laquelle elles peuvent s’appuyer.
Au fil des rencontres nous avons fait connaissance et nous leur avons proposé de faire le portrait de leur association ou de leur collectif. Une manière de rendre hommage au travail qu’elles accomplissent.
Au cours de cinq épisodes, nous vous proposons d’écouter l’Amicale des locataires d’Air Bel, le collectif des femmes de la Castellane, L’association des minots de St Charles, le Collectif des habitant·es organisé·es du 3ème arrondissement (CHO3) et Les minots de Noailles.
Prise de son : Fatima Sissani
Montage : Fatima Sissani et Rinka
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Specials - Archives
Épisode 4 : Fukushima, une catastrophe nucléaire
1. Dépêche AFP du 12 mars 2011.
2. Anne Lauvergeon, journal de France 2 du 14 mars 2011.
3. Il n’y a pas de catastrophe naturelle
Fukushima Paradise, Mutines séditions, 2012.
Affiche collée à Florence en mars 2011.
4. Le corium de Fukushima
Oublier Fukushima, Arkadi Filine, Les Éditions du bout de la ville, 2012.
5. De la zone frappée par le désastre à la côte
Lettre de Saachan, Iwaki City, Fukushima :
report from the stricken area, Oublier Fukushima, Arkadi Filine, Les Éditions du bout de la ville, 2012.
6. La stratégie de Tepco
La condition nucléaire, Réflexions sur la situation atomique de l’humanité,
Jean-Jacques Delfour, L’Échappée, 2014.
7. « Trois ans se sont passés depuis la triple catastrophe japonaise… »
Extrait de Zoner dans les camps ou rentrer au village, Hiro Ajiwa, Z n°8, été 2014.
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Specials - Archives
Une émission au sujet du "Château en santé", un centre de santé communautaire au nord de Marseille.
Les auditeur/rices peuvent suivre une visite qui a eu lieu lors de la préparation du "voyage pour la vie" des zapatistes et du Conseil National Indigène en Europe.
L'approche de la visite est à la fois historique et artistique et bien sûr explique aussi comment les consultations médicales sont organisées.
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Specials - Écologie
La deuxième partie de notre émission enregistrée en direct avec notre studio mobile installé dans le jardin d'une des maisons occupées à la zap (zone à patates) à Pertuis. Entretiens avec Tité qui a présenté les "chantiers pluri-versités" du réseau Reprises de Savoirs, Ellen du réseau "Reprise de Terres" et Jean Ganzhorn, artisan de l'énergie renouvelable et militant qui est venu d'Embrun.
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Specials - Archives
Depuis 2015, le Syndicat Populaire des Vendeurs de Rue se bat pour la dignité et les droits des travailleurs “sans papiers” à Barcelone.
Deux ans plus tard, le groupe crée la marque Topmanta, devenue célèbre pour ses slogans et pour son organisation en coopérative. Du travail légal et une organisation collective, pour aider ses membres à obtenir une régularisation en Espagne, après de longues années de présence et de racisme institutionnel. En fabricant et vendant ainsi ses vêtements sérigraphiés, la coopérative emploie près de 30 personnes. 120 régularisations ont déjà été obtenues grâce à ces contrats.
Des vêtements légaux fait par des gens illégaux? “Legal clothes illegal people”: c’est l’un des slogans forts que la marque appose sur ses t-shirts pour dénoncer cet état de fait.
Multipliant avec force les réalisations concrètes et les actions de communication, la coopérative a lancé l’an passé des basquets, nommés Ande Dem (ce qui signifie “on chemine ensemble”, en wolof). Ici leur spot de lancement évoqué dans le montage : https://youtu.be/jFNlMJXorOA
Là le site internet de la marque, et son magasin en ligne : https://www.topmanta.store/
Et sur ces liens les informations du syndicat : https://manteros.org/ ; https://twitter.com/sindicatomanter
Merci à Yacine et à Papalaye pour leur accueil. Merci à Mansour et Lamine d’avoir répondu à nos questions. Merci à toutes les personnes croisées au local de Topmanta pour leur bienveillance et leurs témoignages.
Musique début : Ismaël Lo – Dabah / Musique fin : Cinematic Orchestra – Child Song
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Specials - International
Mireille et Monique de l'Association France Palestine Solidarité 04 nous font le récit de leur voyage en mars dans le cadre d'une délégation dans les Territoires Occupés par Israël où elles ont pu rencontrer de nombreux partenaires et ami(e)s. Elles évoquent également les actualités, comme trop souvent tragiques: l'assassinat de la journaliste, Shireen Abu Akleh, les projets de nouvelles constructions illégales, le rapport d'Amnesty International qui accuse Israël d'instaurer un système d'apartheid dans ces territoires.
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Specials - Archives
Jean-Louis Vincent ancien commissaire devenu auteur, nous raconte ses ouvrages consacrés à trois affaires criminelles aussi monstrueuses qu'emblématiques: Mis et Thiénnot, Dominici, et Ranucci. Dans les trois cas il a tendance à penser que les accusés sont les véritables assassins. On peut se dire que sa formation policière ne le pousse pas à innocenter ses personnages, mais il faut reconnaître qu'il a épluché les dossiers judiciaires et qu'il met les pièces sur table.
On aborde donc ces affaires sur le mode de l'enquête, de plus les hasard des amitiés fait que l'entretien se déroule dans l'ancienne ferme des Dominici... Concernant cette dernière affaire les pistes internationales ne trouvent aucune confirmation, tandis que les contradictions et inter-accusations au sein de la famille posent de sérieux doutes sur le condamné, même si cela n'indiquerait pas pour autant quel membre de la famille serait à coup sûr le coupable
Quant à l'affaire Ranucci elle a été l'objet d'un ouvrage qui a eu le mérite d'être un fantastique plaidoyer contre la peine de mort: Le pull-over rouge, de Gilles Perrault qui concluait à la probable innocence de Ranucci. De plus il y a une affaire dans l'affaire puisque le petit frère de la victime, Marie-Dores Rambla, Jean-Marie, traumatisé accusé par son père d'avoir été responsable du sort de sa soeur alors qu'il n'avait que 6 ans, assassinera lui-même plus tard "gratuitement" deux femmes dans les années 2000, avant de dire à son procès qu'il voulait venger sa soeur victime d'une absence de coupable... Quoi qu'il en soit Jean-Louis Vincent avance d'autres pièces à conviction plus importantes issues du dossier et a la conviction dans ce cas encore plus que dans les deux autres que Ranucci est bien l'auteur du crime...
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